Le comité de discipline a ordonné que Julian Robert Janes soit réprimandé pour avoir transgressé les limites avec des élèves (l’Élève 1 et l’Élève 2). M. Janes a commis une faute professionnelle en commettant plusieurs maladresses alors qu’il gérait une situation impliquant l’Élève 1, laquelle est survenue pendant une sortie scolaire avec nuitée, et en transgressant les limites enseignant-élève appropriées dans ses interactions avec l’Élève 2.
Après que l’Élève 1 fut bouleversé le soir de la sortie scolaire parce qu’on lui avait refusé un changement de chambre, M. Janes lui avait permis de le contacter via son téléphone cellulaire personnel, ce qui était à l’encontre de la politique de l’école.
M. Janes a également attendu son retour du voyage pour signaler à l’administration la détresse de l’Élève 1, au lieu de signaler l’incident le jour même. En outre, le matin suivant l’incident, M. Janes a abordé deux enseignants avec frustration et colère, les accusant à tort d’avoir physiquement fait sortir l’Élève 1 d’une chambre la veille au soir.
Par ailleurs, M. Janes a transgressé les limites professionnelles appropriées avec l’Élève 2 lorsqu’il est allé la chercher au travail après qu’elle lui eut envoyé un texto un samedi soir sur son téléphone cellulaire personnel. Il l’a conduite seule dans sa voiture.
Avant de ramener l’Élève 2 chez elle, M. Janes a passé du temps à parler avec elle alors qu’il était garé près de chez elle. Le parent de l’Élève 2 s’est inquiété du fait que celle-ci n’était pas rentrée à l’heure. Le parent a suivi le téléphone cellulaire de l’Élève 2 jusqu’à la voiture de M. Janes et a frappé à la fenêtre de la voiture pour que l’élève en sorte.
Dès que l’Élève 2 est sortie de la voiture, M. Janes est parti sans dire un mot au parent.
Pendant la période en question, M. Janes était employé à titre d’enseignant dans une école privée, à Ottawa.
M. Janes a reçu l’autorisation d’enseigner en juin 2005. Il a assisté à l’audience du 31 mars 2025 et s’y est lui-même représenté.
Le sous-comité de discipline a reconnu M. Janes coupable de faute professionnelle et lui a enjoint de recevoir une réprimande.
En outre, le sous-comité lui a ordonné de suivre un cours sur les limites professionnelles.
Dans sa décision, le sous-comité a écrit : «En transgressant les limites avec les élèves, M. Janes a miné la réputation de la profession enseignante et a trahi la confiance que les élèves, les parents et le public accordent aux enseignants.»