Le comité de discipline a ordonné que le certificat d’enseignement d’Edward Patrick LaRocque soit révoqué parce que celui-ci a infligé des mauvais traitements d’ordre sexuel à une élève et a adopté un comportement de pédopiégeage avec elle pendant plusieurs années, d’abord lorsqu’il enseignait à l’école de celle-ci et entraînait une équipe de l’école dont elle était membre.
Pendant la période en question, M. LaRocque était au service du Durham District School Board en tant qu’enseignant, et entraînait également des équipes de l’école.
M. LaRocque avait reçu l’autorisation d’enseigner en juin 2005. Il a assisté à l’audience du 29 octobre 2025 et y était représenté par un avocat.
Entre autres, M. LaRocque :
- a entretenu une relation étroite avec l’élève, de sorte qu’il puisse passer davantage de temps avec elle, notamment en la conduisant dans sa voiture seule pour se rendre aux séances d’entraînement, en lui offrant des séances d’entraînement individuel, en dînant avec elle chaque semaine et en lui envoyant des textos tous les jours;
- a isolé l’élève de sa famille et de ses amis;
- est venu chez l’élève et lui a massé les mollets comme forme de physiothérapie;
- a envoyé à l’élève des images de femmes légèrement vêtues et lui a dit qu’elle devrait s’efforcer de leur ressembler;
- a suggéré à l’élève qu’elle avait refoulé des souvenirs de mauvais traitements d’ordre sexuel durant son enfance et a proposé de l’aider à «se réadapter» et à regagner sa confiance envers les hommes adultes en adoptant un comportement intime avec lui;
- a incité l’élève à se déshabiller et a eu des contacts sexuels ainsi que des rapports sexuels avec elle, alors qu’elle était encore élève;
- a eu des rapports sexuels avec l’élève chez lui plusieurs fois;
- a dit à l’élève de garder leur relation secrète et l’a avertie des conséquences pouvant survenir si elle en parlait;
- a menacé de se suicider et a envoyé des courriels intimidants, harcelants et abusifs à l’élève lorsqu’elle a tenté de mettre fin à leur relation.
Le sous-comité de discipline a reconnu M. LaRocque coupable de faute professionnelle, et a ordonné que son certificat de qualification et d’inscription soit révoqué et qu’il reçoive une réprimande.
Dans sa décision, le sous-comité a écrit : «S’engager dans une relation sexuelle avec un élève constitue l’une des formes de faute professionnelle les plus répréhensibles, compte tenu du déséquilibre de pouvoir inhérent entre un enseignant et un élève» et que la conduite de M. LaRocque avait miné la réputation de la profession enseignante.