Le comité de discipline a ordonné la révocation du certificat d’enseignement de Fernanda Caranfa parce que celle-ci a publié ou retweeté de nombreux commentaires sur Twitter (rebaptisé «X» en 2023), ou y aurait répondu, lesquels étaient discriminatoires, offensants et préjudiciables, et avaient exposé les personnes juives et les membres des communautés 2SLGBTQ+ à la haine.
Pendant la période en question, Mme Caranfa était une enseignante à la retraite et s’identifiait comme telle sur son compte Twitter.
Mme Caranfa avait reçu l’autorisation d’enseigner en juin 1981. Elle n’a pas assisté à l’audience des 3 juillet et 10 octobre 2024, et n’y était pas représentée par un avocat.
Mme Caranfa a publié ou partagé sur son compte Twitter les remarques offensantes suivantes :
- Elle a qualifié les personnes juives d’«amis de personne», d’«ennemis du Christ», de «tueurs de bébés» et d’«adorateurs de Moloch»;
- Elle a remis publiquement en question l’Holocauste et a évoqué des théories complotistes au sujet du peuple juif;
- Elle a dit : «Dieu a détruit Sodome et Gomorrhe pour les choses mêmes que nous célébrons et enseignons maintenant dans les écoles.»
Mme Caranfa a également fait d’autres remarques préjudiciables sur les communautés juives et 2SLGBTQ+ dans ses communications avec l’Ordre, admettant qu’elle avait publiquement déclaré sur Twitter que «les Juifs représent[aient] un danger pour la société ou [était] un ennemi de celle-ci».
Le comité de discipline a déclaré Mme Caranfa coupable de faute professionnelle et a jugé que ses remarques et son comportement avaient exposé à la haine les personnes juives et les membres de la communauté 2SLGBTQ+.
Le sous-comité a également conclu que Mme Caranfa était ingouvernable, car elle n’avait pas réagi ni coopéré avec l’Ordre tout au long de l’instance, et avait refusé de reconnaître la nature grave et problématique de son comportement.
Le sous-comité de discipline a ordonné que le certificat de qualification et d’inscription de Mme Caranfa soit révoqué et qu’elle reçoive une réprimande.
De plus, il a ordonné à Mme Caranfa de payer des frais de 10 000 $ à l’Ordre liés à l’instance, et ce, dans les 120 jours suivant sa décision écrite.
Dans sa décision, le sous-comité a écrit : «L’utilisation intentionnelle des médias sociaux par Mme Caranfa pour entretenir publiquement des points de vue discriminatoires à l’égard des groupes protégés constitue une conduite honteuse, déshonorante et contraire aux devoirs de la profession parce qu’elle donne un mauvais exemple aux membres de la profession.»
Il a ajouté : «Bien qu’elle ne donnât pas de cours au moment de son inconduite et que ses gestes ne concernaient pas des activités scolaires, on s’attend à ce que les membres de la profession s’abstiennent de tout comportement inapproprié, même quand ils ne sont pas en fonction.»