Rencontrez Tammy Webster, EAO,
présidente par intérim du conseil
Le 16 mai 2025, Tammy Webster, EAO,
est devenue présidente par intérim du
conseil de l’Ordre à la suite du
départ de Maria Vasanelli, EAO, pour
saisir d’autres occasions de
gouvernance. Pédagogue et leader en
matière d’équité, Mme Webster est
membre du conseil depuis février 2022.
Elle est également membre de Kitigan
Zibi Anishinabeg et la première
présidente autochtone du conseil de
l’Ordre.
Apprenez-en davantage sur Mme Webster
ci-dessous.
Qu’est-ce qui vous a motivée à vous
joindre au conseil?
En tant que pédagogue de longue date,
je connais de première main la façon
dont la politique influe sur les
classes et les élèves. Je voulais être
la voix des Premières Nations, des
pédagogues et des élèves au niveau de
la gouvernance et apporter mon
expérience professionnelle pour
influencer les pratiques de
gouvernance qui appuient les
opérations de l’Ordre.
Comment décririez-vous le rôle du
conseil en matière de soutien au
bien-être des élèves du système
d’éducation de l’Ontario?
Sachant que le conseil ne gère pas le
fonctionnement, son rôle est de créer
les conditions pour une réglementation
efficace, transparente et responsable.
Le conseil joue un rôle dans la
définition de la vision stratégique,
dans l’exécution des mandats définis
par la
Loi sur l’Ordre des enseignantes et
des enseignants de l’Ontario,
et dans l’exercice de la
responsabilité fiduciaire. Dans cette
capacité, le conseil définit les
attentes en matière d’équité et de
réconciliation, comme le montre le
plan stratégique, et peut répondre de
manière proactive aux besoins
émergents afin de protéger le
bien-être des élèves.
Pouvez-vous nous parler de votre
cheminement professionnel et de
votre décision de devenir
enseignante agréée de
l’Ontario?
Devenir enseignante ne faisait pas
partie de mon plan. J’ai évité de le
faire pendant des années, car ma mère
était enseignante à l’élémentaire et
je savais ce que ça demandait : les
corrections après les heures de cours,
la rédaction des bulletins, les
entretiens et les appels avec les
parents, le mentorat et l’inquiétude
pour les élèves. En fin de compte,
j’ai compris qu’un bon enseignant peut
avoir un impact sur toute une vie, ce
qui change le monde. Je ne voulais pas
changer le monde, mais je voulais que
les jeunes se sentent valorisés et
appréciés, et qu’ils sachent que s’ils
veulent faire partie d’un monde
différent, ils peuvent le faire.
Un enseignant peut avoir un impact
profond sur la vie d’un élève. Et si
vous avez l’occasion de leur enseigner
une deuxième année ou d’établir une
relation avec leurs frères et sœurs ou
d’autres membres de leur famille,
l’effet de votre gentillesse, de votre
prévenance et de votre constance se
répercute. Je voulais être cette
personne.
Vous êtes membre de Kitigan Zibi
Anishinabeg et la première
présidente autochtone du conseil de
l’Ordre. Qu’est-ce que ça signifie
pour vous?
C’est très difficile d’exprimer ce que
ça signifie. C’est accompagné de la
reconnaissance et de la responsabilité
inhérente d’honorer ceux qui m’ont
précédée et dont les expériences
éducatives me rappellent ce qu’il ne
faut pas faire. C’est aussi
intimidant. Le fait d’être la
«première» peut créer des attentes
inutiles quant à ce que je peux ou
dois faire. Mais je trace aussi la
voie, la direction et la barre
métaphorique pour les membres des
Premières Nations qui viendront
ensuite. C’est aussi un moment
historique, et je suis fière, ravie et
prête à m’engager.
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