Le comité de discipline a ordonné la suspension du certificat d’enseignement de Lydia Casati pendant trois mois parce que, entre octobre 2022 et février 2023, celle-ci a entretenu une relation personnelle qui transgressait les limites professionnelles avec deux élèves (l’Élève 1 et l’Élève 2). Sa faute comprenait avoir communiqué avec les élèves par texto, en dehors des heures de cours, sur des sujets sans rapport avec l’école; avoir discuté avec eux de la consommation de marijuana; et leur avoir demandé à plusieurs reprises de garder ces messages confidentiels ou de les effacer.
Pendant la période en question, Mme Casati était au service de l’Hamilton-Wentworth District School Board en tant qu’enseignante.
Elle a reçu l’autorisation d’enseigner en juin 2002. Elle était présente à l’audience du 18 août 2025 et y était représentée par une avocate.
Entre autres, Mme Casati a :
- communiqué avec l’Élève 1 et l’Élève 2 par texto sur des sujets non liés à l’école en dehors des heures de cours;
- rencontré l’Élève 1 en dehors du terrain de l’école une fois, chez Food Basics, où elle lui a donné de l’argent pour qu’il achète son dîner;
- échangé des messages avec l’Élève 1 et l’Élève 2 portant sur l’achat de marijuana, de produits dérivés et d’accessoires connexes pour eux;
- dit à l’Élève 1 et à l’Élève 2 de façon répétée de garder les messages confidentiels. Entre autres, elle leur a écrit : «N’oublie pas d’effacer ces messages» et «Mais il faut que ce soit la dernière fois»;
- échangé des messages concernant l’utilisation de la marijuana, dont le suivant : «Bahahaha omd c’est drôle!!!», en réponse à l’Élève 1 qui a déclaré qu’il était encore sous l’effet de la drogue qu’il avait consommée la soirée précédente.
Le sous-comité de discipline a reconnu Mme Casati coupable de faute professionnelle, et a ordonné que son certificat de qualification et d’inscription soit suspendu pendant trois mois et qu’elle reçoive une réprimande. De plus, le sous-comité a exigé qu’elle suive un cours sur les limites professionnelles.
Dans sa décision, le sous-comité a écrit : «Les membres de la profession enseignante occupent une position de confiance, d’autorité et d’influence unique. Ils sont tenus de maintenir des limites professionnelles appropriées avec les élèves.»